Archives de Catégorie: Educ’ Moi

Articles sur la communication non violente, l’instruction en famille etc

Aujourd’hui, j’suis sur Docti – Part 2 – Cododo

Le cododo, kezako? Faire le cododo veut , littéralement, dire: co (ensemble), dodo (dormir) : Dormir ensemble, dormir avec son bébé ou son bambin.
Alors qu’au Japon et dans d’autres contrées, le partage de la chambre voire du lit est monnaie courante, voire la « norme », cette pratique est très controverssée en France.
Pourquoi? Peur d’étouffements, peur de faire des bébés « capricieux » et j’en passe.
Alors comment répondre aux angoisses de nos petits en tout sécurité? Consulter ce guide: http://www.unicef.org.uk/Documents/Baby_Friendly/Leaflets/Other%20languages/sharingbedleaflet_french.pdf?epslanguage=en
(Et je le répète: s’attacher pour mieux se séparer, les enfants dormiront très bien dans leur lit à un moment donné)

Et aujourd’hui j’ai doublement la classe puisque je parle sommeil – deuxième – chez Les Maternelles.
Vous pouvez voir le replay ici durant 7 jours : http://pluzz.francetv.fr/videos/les_maternelles.html
Le cododo? Oui pour les enfants angoissés ! Obligatoire ? Non, on peut apprendre à s’en passer (au bon moment ;))

De l’art de l’attachement

« Laisse le pleurer », « Arrête de le porter, il va finir capricieux », « Encore collé à ton sein ? », « Mais laisse le dormir dans son lit dans sa chambre ! » (toute la journée comme ça, t’as plus de bébé tant qu’à faire…), autant d’absurdités entendues de par l’entourage des parents « maternants ».
La société voudrait que l’on se détache très vite de cet enfant qui vient de naître. Est-ce vraiment juste ?
Ce petit être qui a grandis en nous depuis 9 mois et se retrouve, du jour au lendemain, propulsé à l’extérieur avec toutes ces lumières, toute cette agitation…
Comment peut-il s’habituer à cet univers loin (très loin) de sa mère qui était son seul point de repère jusque-là ?
Après 9 mois de gestation, on ne peut pas lâcher ce petit dans la nature…
9 mois pour le faire… 9 mois pour s’en défaire disaient-ils !
Et la crise des 8/9 mois n’existe pas pour rien: Bébé comprend que sa mère et lui sont deux personnes distinctes et il s’angoisse… de se séparer !
L’étape est nécessaire et c’est la toute première dans le cheminement vers le « détachement » et l’autonomie.
Il n’est pas correct de penser que le petit homme doit s’élever seul et être autonome (dans le sommeil, dans les angoisses, bref dans ce monde) dès les premiers jours.
Profitez donc de ses premiers mois, il n’a besoin que d’amour, de câlins, de tétées, d’être rassuré, vous ne risquez pas d’en faire un capricieux, un « enfant dans les jupes de sa mère », bien au contraire…
Les tout petits qu’on a rassuré les premiers temps sont des enfants plus autonomes que la moyenne et ont une confiance en eux plus élevée.
Selon le Dr G. Wootan, l’enfant qui décide de se sevrer [pour exemple, il en sera de même, sans doute, avec tous les éléments du « détachement »] est plus indépendant, car le choix de s’éloigner de sa mère vient de lui.
A contrario, les bébés angoissés (qu’on a laissé pleurer tous seuls par exemple) le restent à vie, même s’il se sont résignés à ne pas appeler leurs parents et que ceux-ci sont « tranquilles », qu’en sera-t-il dans le futur ?
Selon les études Hofer (1983) et Coe (1985), un petit qui dort avec ses parents libère moins de cortisol, hormone du stress, et les mères également (tant qu’à faire…)
Selon John Bowlby, pédiatre et psychanalyste anglais, l’attachement fait partie des besoins primaires du bébé ; tout comme un jeune enfant doit s’alimenter pour grandir, il doit aussi créer un lien privilégié avec l’adulte pour trouver sécurité et réconfort et se développer au mieux.
Il serait d’ailleurs question du fait que le nouveau-né naisse encore « en cours de fabrication ».
En effet, l’être humain atteignant ses limites physiques quant au maintien du bébé dans l’utérus, le bébé naîtrait sans avoir terminé son processus de développement.
Ainsi, jusqu’à l’âge de la marche, il serait admis que le petit homme aurait pu être encore en gestation Et donc, physiologiquement, aurait encore besoin d’être porté et bien couvé par maman.
Quelques extraits de « the science of mother love : is science catching up to mother’s wisdom ? » pour illustrer :
« Une carence en contacts physiques induits la sécrétion d’hormones de stress, qui pourront endommager définitivement certaines structures cérébrales et induire dépression, violence, toxicomanie, anomalies du système immunitaire. »
« L’augmentation importante de la taille du cerveau chez le bébé serait la raison pour laquelle le petit humain naît aussi immature, à un moment où sa tête peut encore passer par le canal vaginal. Ashley Montagu estime que la gestation humaine est d’environ 18 mois : 9 mois dans l’utérus et 9 mois en « extérogestation ». Pendant ces 9 mois hors de l’utérus, le petit a un besoin vital de contact physique. Toutes les femelles mammifères lèchent vigoureusement et régulièrement leurs petits, afin de les stimuler. »
« Nos sociétés occidentales valorisent l’indépendance, et ont oublié que l’interdépendance joue un rôle important dans notre physiologie. Tout particulièrement chez les enfants. Ces derniers ont besoin d’une période de dépendance. Mais notre culture déprécie les relations interpersonnelles et ne reconnaît pas l’importance et la valeur du lien mère-enfant. La capacité de la mère d’être en symbiose avec son bébé est plus vieille que l’espèce humaine et elle est essentielle à notre survie, à notre santé et à notre bonheur. Ce contact étroit génère la sécrétion d’endorphines, qui renforcent l’amour réciproque. Si l’enfant n’obtient pas auprès de sa famille les relations étroites dont il a besoin, son cerveau sera « en manque d’endorphines » et il sera tenté de compenser ce manque par l’alcool ou les drogues. Plus nous en apprenons sur l’amour, et plus l’importance du lien mère-enfant et la nécessité de le protéger et de le favoriser deviennent évidentes. »

Profitez bien de ces moments de proximité, nos petits grandissent si vite et vont avoir soif d’indépendance d’eux même tellement rapidement…
S’attacher… Pour mieux se séparer !

Bienvenue au pays des bisounours

Tu es né il y a quelques temps, ce fut un grand bonheur, papis, mamies, oncles et tantes t’ont couverts de cadeaux pour l’occasion.
Dans les manuels de puériculture offerts dans le pack « nouvelle maman » on nous conseille de t’éveiller à la musique et , dès 18 mois, de te lire de belles histoires trouvées sur le marché des livres pour enfants.
Je t’ai donc acheté la collection des petits ours.on bruns grâce à un chèque cadeau, ainsi que les 100 plus belles comptines.
Lorsque tu était plus petit, tu t’endormait souvent avec les comptines en fond sonore, que l’on écoutait sans y prêter trop d’attention.
Puis est arrivé le jour crucial où ces mots ont résonné dans la tête de ta maman chérie: « elle tua son chaton et ron et ron petit patapon ».
Je tomba des nues et ne t’ai plus jamais fait écouter de comptines, je les troqua contre un CD de chants de noël, peut être un peu mensonger mais non violent au moins..
Petit bébé, dans les comptines les plus célèbres on te parle de tuer, égorger, pendre, te prendre des coups de bâton…
Notre chère Jeannette que l’on chante à tue-tête finit pendouillé dans sa petite histoire… Quelle triste histoire, quelle violence…
Quel joli monde t’attends bébé, n’est ce pas ?
Quant aux livres et histoires enfantines, où l’on abandonne le petit poucet, où l’on mange les grands mères et même les enfants, il en va de même.
Comment peut-on vouloir délibérément te faire peur , te faire du mal petit ange, la plupart du temps juste avant de t’endormir ?
Tu me demanda un beau jour de te lire les petits ours.on brun qui attendaient sagement d’être ouverts…
« Petit ours.on brun fait une bêtise », en fait il dessine sur les murs (je ne te lâche pas d’un œil bébé lorsque toi tu dessines), et l’histoire se termine par…
« Non là c’est la fessée!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » (voir image ci-dessus)

Maintenant fait de beaux rêves bébé …

Freinet/Montessori: Des pédagogies dites « nouvelles »

Sujet sérieux que traite l’article d’aujourd’hui: l’éducation de nos (futurs) enfants.
Le maternage ne s’arrête pas à 3 ans, après le sevrage naturel ou à 6 ans après la pose de principes avec l’éducation non violente.
Il se poursuit au delà grâce aux choix pour leurs apprentissages scolaire.

Pour faire bref, et ce n’est pas une découverte pour vous, l’école publique va mal !
De moins en moins de professeurs, de plus en plus d’élèves, de moins en moins de formations, de plus en plus d’échecs scolaires, de moins en moins de maitrise de soi due à la pression, de plus en plus de frustrations pour les élèves…
Alors les rythmes sont très soutenus, l’élève stresse du prochain contrôle, de plus en plus de violence car de moins en moins de surveillance. Comment réagir?

Lorsque la situation nous le permet (financière ou géographique) nous pouvons scolarisés nos enfants dans des écoles dites « alternatives ».
Ce sont les fameuses écoles freinet ou montessori. Ne parlons pas du choix de scolarité à domicile qui a été évoqué précédemment et qui est une autre possibilité.
Cependant, notez qu’il est possible d’appliquer, à domicile, les principes pédagogiques de freinet ou montessori.

Alors, pourquoi ces pédagogies sont dites « nouvelles » ou « alternatives » ?
Selon Wikipédia, « l’Éducation nouvelle est un courant pédagogique qui défend le principe d’une participation active des individus à leur propre formation.
Elle déclare que l’apprentissage, avant d’être une accumulation de connaissances, doit être un facteur de progrès global de la personne. »
Elle est « alternative » dans le sens où elle propose une approche différente de l’éduction plus « classique ».

Montessori ou Freinet ?

Maria Montessori est née en 1870 en Italie, elle était médecin, elle est devenue pédagogue.
Sa pédagogie se veut être une « aide à la vie ». Elle repose principalement sur l’éducation sensorielle de l’enfant. Son slogan est « aide moi à faire seul » (démarche d’autonomie).
Les apprentissages se font grâce à du matériel scientifique et elle voue une importance aux « périodes sensibles »*.
Au quotidien, Montessori veut un respect des rythmes de l’enfant, dans un cadre adapté tout en l’éveillant à la vie sociale.

* Les périodes sensibles sont des périodes passagères dans la vie de l’enfant propices à un certain apprentissage, tel que la marche l’est entre 9 et 18 mois.

Célestin Freinet est né en 1896 en France.
Il est l’inventeur d’une pédagogie rigoureuse fondée sur des techniques novatrices : plan de travail, production de textes libres, imprimerie,
individualisation du travail, enquêtes et conférences, ateliers d’expression-création, correspondance scolaire, éducation corporelle, réunion de coopérative.
Il pensait avant tout en termes d’organisation du travail et de coopération.
Selon Wikipédia.

A l’école Freinet comme à l’école Montessori pas de notes, pas de récompenses, pas de redoublement mais un véritable échange, un respect des élèves et de leur rythme.
Les effectifs sont, en général, réduits et l’enfant ne passe pas sa journée assis sur sa chaise à écouter le professeur parler.

Montessori utilise du matériel adapté, propice aux apprentissages. Freinet utilise des « techniques » réfléchies, pour faire évoluer l’enfant.

Pour finir, notez que Montessori et Freinet ne sont pas les seuls pédagogues de l’éducation nouvelle. Il y a aussi Steiner et Decroly par exemple.
A vous, familles, de découvrir la pédagogie qui vous correspond le mieux.

Les bébés signeurs

Mon bébé de 9 mois sait s’exprimer :
Signe avec moi – à la rencontre de bébés bientôt bilingues

Nombreux sont les parents tristes et inquiets de ne pas pouvoir répondre aux besoins de leur petit car ils ne comprennent pas ce qu’il désire.
Une grosse crise de larme inexpliquée? Bébé a mangé , est propre , tout à l’air d’aller bien mais pourtant…
Un enfant commence à parler réellement autour de l’âge de 18 mois.
Cependant, bien avant, dès l’âge de 9 mois, il est capable de « signer ».
En effet il peut faire « coucou », montrer du doigt etc.
Il est donc capable de « parler en langue des signes ».
Les parents intéressés vont donc parler et signer en même temps, souvent, très souvent.
Ainsi autour de 9 mois bébé pourra se faire comprendre.
« Téter », « bobo », « soif » pourront être exprimés et compris, ce qui évitera bien des crises de larmes et bien des frustrations.

« Une communication efficace permet de prévenir bien des situations de malentendus, sources de conflits, de frustrations inutiles… et de souffrance pour les enfants.
(je rajouterais pour les parents également, ne pas réussir à comprendre son bébé et l’entendre crier est une chose terriblement frustrante pour un parent)
Les signes permettent de limiter notablement l’énervement, les cris, l’agressivité. »
extrait de « Les bébés signeurs » aux éditions Jouvence.

Il est possible de signer dès la naissance, il n’est pas nécessaire d’attendre les 9 mois de bébé. Cependant, lui ne signera qu’entre 6 et 12 mois pour la première fois, patience!
Plus tard, vous pourrez réutiliser les signes si besoin: nouveau né qui dort, endroit bruyant…
Quelques signes pour débuter: téter, changer la couche, dormir, bobo, boire, manger, fini, encore…
Bien des signes disponibles sur: http://www.sematos.eu/lsf-theme-Signer+avec+son+b%C3%A9b%C3%A9-88.html et http://www.signes-bebe.com/-Dictionnaire-des-signes-
Notez simplement qu’il existe l’ASL (langue des signes américaine) et la LSF (française).
Enfin, pour signer avec bébé, vous pouvez simplement utiliser VOS signes à vous.

Des ateliers « signe avec moi » existent, des ouvrages, des liens… N’hésitez pas à partager cela en commentaire !

Mon bébé de 9 mois sait s’exprimer ! Et maintenant tu sais pourquoi 🙂

Image: signe « jouer ». Ci dessous d’autres signes en ASL.

Laisse pleurer ton bébé

Laisse pleurer ton bébé…

Un conseil qui revient très souvent, que l’on peut s’entendre prodiguer n’importe quand, et surtout par n’importe qui ; comme bon nombre de mauvais conseils, d’ailleurs.
« Laisse pleurer ton bébé, parce que ça lui développe les poumons/parce que sinon tu deviendras son esclave/parce qu’il a besoin d’apprendre la frustration/parce que t’as pas que ça à faire de devoir l’endormir toi à chaque fois ! ».
Recommandation d’autant plus insidieuse que si elle est adressée à une maman en plein burn-out ou en proie à de sévères remises en questions, elle trouve alors un terrain propice et vulnérable ou germer à mauvais escient.

Parce qu’effectivement laisser son bébé pleurer, surtout lorsqu’il pleure très souvent, ça peut paraître plus facile. Parce que parfois, cette dépendance immense de notre enfant vis-à-vis de nous peut nous donner le tournis, nous affoler. Parce que c’est toujours plus rassurant de se donner l’impression de tout maîtriser et de l’avoir choisi.
En effet, on peut laisser son enfant pleurer 5 minutes, puis 10 le lendemain, et 15 ensuite, jusqu’à ce qu’un jour fatalement il se taise et nous laisse en paix. On aura gagné. Mais y a-t-il réellement une bataille en jeu entre notre enfant et nous ?

L’enfant qui cesse de pleurer n’a pas compris qu’il était « bon pour lui » d’apprendre à s’endormir seul. Il n’a pas compris qu’il n’était pas raisonnable de nous rappeler une sixième fois dans la nuit. Il n’a pas fait le lien entre notre occupation à nous et sa solitude à lui. Il s’est simplement résigné.
Est-ce la première leçon de vie que l’on souhaite offrir à son enfant ?
Non content de le laisser affronter seul son sentiment de solitude et d’abandon, nous lui expliquons ainsi dès le berceau que la solution aux problèmes est de se résigner. Que rien ne sert d’appeler, de compter sur les gens autour de nous, que le mieux est de la fermer et d’attendre que ça passe.
Ou que ça ne passe pas, d’ailleurs. Car le seul moyen qu’a notre bébé de communiquer avec nous dans un premier temps, ce sont ces pleurs. Et même si on estime à un moment précis que là, on a déjà tout fait pour lui, il est nourri, lavé, changé et berçé et qu’il exagère de continuer à chouiner alors que tout va bien, comment peut-on si arbitrairement affirmer une chose pareille ? En présence d’un petit être humain incapable de parler, est-on réellement capable de dire en son nom qu’il n’a aucune douleur, aucune tristesse, aucun besoin dont il souhaite nous faire part ? Etre à l’écoute de son bébé, ne pas ignorer ces pleurs mais au contraire l’accompagner dans ses sentiments et perceptions tout en tentant de le comprendre permet non seulement de le sécuriser, mais aussi de pallier à des problèmes de santé plus grave dont les premiers symptômes peuvent être des pleurs d’inconfort ou de douleur.

Et lorsqu’aucune douleur ou inconfort n’est en cause, notre enfant a aussi le droit de simplement vouloir être contre nous. En tant que mammifère, le petit humain a un réel besoin de contact physique avec sa maman. Rappelons-nous qu’un enfant de quelques semaines ou mois n’est psychologiquement pas capable de caprice, ou d’une quelconque manipulation. Il n’exprime donc que de réels besoins, dont celui d’être porté et serré contre nous.
On pourrait répondre que justement, il serait profitable à ce petit être d’apprendre que tous ses besoins et désirs ne peuvent pas toujours être assouvis, d’autant plus s’ils sont dépendant d’autrui.
Sauf que dans le cas d’un bébé, l’intégralité de ses besoins sont dépendants d’une autre personne, généralement cette même personne qui a accepté en le mettant au monde de s’occuper des dits besoins. Quant à la frustration, rassurons-nous, ils l’apprendront bien assez tôt par la force des choses, sans que nous ayons besoin de ce prétexte pour nous dédouaner avant l’heure de nos devoirs de parents.

Laisse ton bébé pleurer… et tu pourras te faire les ongles, regarder la télé et manger tes M&Ms tranquille !

by Need For Dreams

Ils sont instruits à la maison…

Les parents peuvent choisir de ne pas scolariser leurs enfants pour diverses raisons.
Refus de la violence éducative, du système d’apprentissage sont deux raisons évoquées par les parents d’enfants « IEF » (instruits en famille)
Mais alors viennent les fameux préjugés « mais comment vont ils se faire des amis? », « et la socialisation alors? », « c’est triste de rester tout le temps chez soi »,
« mieux vaut être face à un professeur que face à des livres » …
Mais ce que les gens ignorent c’est que les familles IEF se démènent corps et âmes pour délivrer à leurs enfants une instruction de qualité.
Ce qui importe dans ces familles est le gout d’apprendre, de découvrir, de s’autogérer, d’avoir confiance en soi etc.
Les parents veulent inculquer, en plus des découvertes (parlons de découvertes plutôt que « savoirs » voulez vous bien?), des valeurs qui peuvent se perdre dans les cours de récréation:
respect, politesse, non violence, partage. Ils veulent également adapter les apprentissages au rythme de leurs petits. Et donc ne pas le lâcher avec 30 semblables
dans un lieu clos duquel il ne pourrais « s’évader ». Oui , un enfant a besoin d’évasion, de changer d’activité s’il en a envie, de changer de lieu, de changer de rencontres.
C’est pour cela que NON les enfants IEF ne restent pas « tout le temps à la maison », « ne se socialisent pas ».
Au contraire, un enfant IEF, au cours de la même semaine se rend: à la médiathèque, au parc, à la garderie, au judo, à l’éveil musical, au musée, chez des amis…
Il y rencontre différents enfants, des adultes, des lieux et des apprentissages de toutes natures.
Un enfant scolarisé, tout au plus se rendra: à l’école (et à la garderie bien souvent dans ses lieux), à son activité extrascolaire, au parc.
Moins de lieux, moins de rencontres, moins de possibilités de découvertes…
La scolarisation ne permet pas de prendre son temps, d’avoir le temps de faire d’autres découvertes plus ludiques que de copier bêtement lhistoire-du-petit-pierre-qui-a-oublié-ses-chaussures-a-la-maison-on-s’en-balance !
Les enfants scolarisés subissent un rythme qui ne leur correspond pas forcément (voire pas du tout).
Même si l’on ne peut inclure totalement les 3-6 ans dans cet articles étant donné que l’instruction (et non la scolarisation!) est obligatoire seulement à partir de 6 ans,
la classe de moyenne section ne propose généralement pas de sieste aux enfants. Ors, si l’on en croit les neurologues et spécialistes de la petite enfance, ils en auraient besoin jusqu’à l’âge de 5 ans.
On retrouve alors des petits qui, une fois la journée d’école terminée, sont complètement fatigués et vont alors se coucher sans avoir réellement profiter de leur journée.
Mais alors, « comment vont ils se faire des amis? »
Vous savez… les enfants IEF ont tellement confiance en eux qu’ils ont plus de facilitées à dialoguer, aller vers l’autre.
Alors parc, musée, médiathèque sont autant de lieux pour faire des rencontres intéressantes.
De plus, les familles IEF se rencontrent entre elles, des liens se tissent.
Les enfants ont des voisins avec qui ils peuvent, s’ils le souhaitent, tisser des liens également.
Les enfants IEF sont des enfants comme les autres, sans l’école, sans la violence, avec la confiance et la joie d’apprendre.

Ils sont instruits à la maison… mais surtout en dehors !